Les bonnes feuilles de Vent d'Auvergne

Archives et textes choisis par Vent d'Auvergne

11 novembre 2007

L'avenir du canton nord de Clermont-Ferrand

Mercredi 07 Novembre,

Intervention de Samir El Bakkali, candidat UMP aux prochaine élections cantonales

Samir_El_BakkaliAvant tout je tiens à remercier les membres de bureau de l’association Clermont Avant Tout, le Dr Jean Pierre Brenas (qui va nous rejoindre tout à l’heure), Mme Nicole Barbin, Mr Jean noël Delorme et tous les autres membres qui ont collaboré à la réalisation de cette rencontre, je remercie pour leur présence les habitants des quartiers, et toute l’assistance
L’objectif de cette rencontre, c’est l’avenir du Canton Nord et surtout vos témoignages et vos propositions.
Je rappelle si besoin est que les élections municipales et cantonales auront lieu les 9 et 16 mars 2008.
Sans monopoliser la parole je vais vous présenter chers amis (es) un petit mot concernant les rôles et pouvoirs du département donc du conseiller général.
La France compte actuellement 100 départements, dont 96 en métropole et 4 outre-mer,
1982- La loi de décentralisation du 2 mars 1982, transfère l’exercice de certains pouvoirs  du préfet au Président du Conseil général. Les compétences du Conseil général touchent à la vie quotidienne des citoyens.
Quels sont les pouvoirs du département ?
Le département apparaît comme le principal bénéficiaire des transferts de compétences effectués depuis 1982. Ainsi il exerce des responsabilités dans les quatre domaines d’action suivants, le principal étant l’action sociale :

1- L’action sociale et sanitaire
Les actions sociales sont diverses :
- l’aide sociale à l’enfance (ex : gestion des dossiers d’adoption, soutien aux familles en difficultés financières) ;
- l’aide aux personnes handicapés (ex : politiques d’hébergement et d’insertion sociale) ;
- l’aide aux personnes âgées,
- l’insertion sociale et professionnelle : après avoir pris en charge uniquement la partie insertion du revenu minimum d’insertion (RMI), le département pilote intégralement ce dispositif depuis la loi du 18 décembre 2003 décentralisant le RMI (ouverture des droits, conditions de versements des allocations, radiations, insertion).
Par ailleurs, la loi du 13 août 2004 crée dans chaque département un fonds d’aide aux jeunes (FAJ) placé sous l’autorité du président du conseil général, qui se substitue aux précédents FAJ, institués par la loi du 29 juillet 1992, qui étaient cogérés avec l’État. Ces nouveaux FAJ sont toujours chargés de favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes en difficulté, âgés de 18 à 25 ans, en leur attribuant des aides et en leur apportant des secours temporaires en cas de besoins urgents.
- l’aide au logement : avec la création dans chaque département, depuis la loi du 13 août 2004, d’un nouveau fonds de solidarité pour le logement,
- la protection judiciaire de la jeunesse 
Dans le domaine sanitaire, le département est notamment responsable de la protection sanitaire de la famille et de l’enfance.

2- L’aménagement de l’espace et l’équipement

3- L’éducation, la culture et le patrimoine : notamment les collèges en matière de locaux,

4- Les actions économiques
Depuis 1983, le département pouvait attribuer des aides directes au développement économique. Depuis la loi du 27 février 2002 portant sur la démocratie de proximité, il peut, tout comme les communes et leurs groupements, participer au financement des aides directes aux entreprises, définies par le conseil régional, dans le cadre d’une convention passée avec la région. Le département peut aussi attribuer des aides indirectes aux entreprises. La loi du 13 août 2004, lui permet désormais, en plus de la participation au financement des aides économiques aux entreprises, de mettre en œuvre ses propres régimes d’aides avec l’accord de la région qui coordonne sur son territoire les actions concernant le développement économique.

D’après le rapport de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles du 09 novembre 2006 :
Entre 2003 et 2006, les écarts se sont globalement creusés entre les quartiers classés zones urbaines sensibles (ZUS) et les autres parties des agglomérations auxquels ils appartiennent.
Ainsi, parmi les habitants des ZUS ayant un emploi et diplômés du supérieur, la moitié seulement accède à des postes de cadre ou de catégorie intellectuelle supérieure, contre les deux tiers pour les habitants d'autres quartiers.
Et en moyenne, le taux de chômage dans les ZUS est plus de deux fois supérieur à celui des autres quartiers. Il atteint ainsi 22% en 2005, soit une progression de deux points par rapport à 2003, alors que le niveau de chômage est resté sensiblement stable dans les autres quartiers, à 10,5%.

A propos de notre Canton Nord, le bilan est plutôt négatif. Depuis plusieurs années nous constatons que nous sommes écartés des actions que doit normalement mener un conseiller général dans son canton.
Vous êtes ici pour la plupart, voire la majorité, déçus par cette politique, vous avez un savoir faire, des idées, des projets mais vous êtes bloqués car il n’ y a aucun suivi ni soutien. Vous êtes  motivés pour intégrer des écoles supérieures mais au court de votre cursus vous êtes touchés par le manque de moyens, et de nombreux jeunes ont dû abandonner…
Nous avons dans le canton qui se trouve dans la zone franche, un grand potentiel de main d’œuvre qualifiée, mais oubliée, mal informée et qui ne profite pas de cette opportunité.
Mes amis, nous les habitants des quartiers Nord, nous sommes le poumon de ce canton, nous devons être impliqués de près dans la politique locale, dont il faut que le choix soit basé sur l’aspect socio-humain, géographique sans oublier la diversité des personnes qui nous représente.
Nous ne sommes pas, pour reprendre les propos d’un conseiller municipal socialiste, des gens à qui ils ont l’habitude de « donner des maisons à la Plaine ou de donner du travail et qui maintenant voulons être comtes à la place du comte… ».
Monsieur le Conseiller qui se dit socialiste, nous sommes des citoyens français qui veulent s’impliquer et qui ont les moyens, dans la vie politique locale, régionale et nationale. Le social et la politique ne sont pas une propriété privée de ceux qui se proclament socialistes..

Au-delà des tendances politiques nous devons choisir et soutenir des personnes qui ne cherchent pas à satisfaire des intérêts personnels mais qui travaillent en collaboration avec les habitants pour mieux vivre dans le Canton. 
Aujourd’hui il y a urgence dans notre canton pour dénoncer et faire changer une situation installée depuis longtemps. Ce changement est possible si nous travaillons ensemble et si nous militons dans l’intérêt de tous sans aucun favoritisme.

Pour info voici quelques chiffres électoraux :
Dans le Canton Nord au mois de juin 2007, nous étions 9502 Inscrits,
Le Taux des Participation à la dernière échéance politique juin 2007 (les législative) était de 49,99 ٪ avec 4750 votants soit une abstention plus de 50%.

Mes amis (es) je vous laisse la parole pour témoigner et vous exprimer sur l’avenir de notre Canton.   

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04 mai 2007

Interview de Nicolas Sarkozy au Jérusalem Post

Les résultats du premier tour des élections présidentielles en France témoignent de la popularité de Nicolas Sarkozy auprès des électeurs franco-israéliens. 82 % ont voté pour lui. A la veille du second tour des élections, le candidat UMP a tenu à partager sa vision de la France, de l’Europe et du Moyen-Orient par le biais du Jerusalem Post édition française.

– Vous avez en Europe et ailleurs dans le monde l’image d’un homme de droite aux positions sécuritaires et libérales, sans oublier votre “atlantisme”, pro-israélien et pro-américain qui plaît à beaucoup aux franco-israéliens mais moins à la gauche européenne. Jugez-vous cette perception fidèle et juste ?
– Eh bien dites moi, je crois que vous n’avez rien oublié. Il y a là la liste complète des traits les plus caricaturaux généralement utilisés par tous ceux qui en général ne sont pas très bien intentionnés à mon égard. Cette perception n’est évidemment ni fidèle ni juste. J’ai voulu être le candidat d’une droite républicaine enfin décomplexée de ne pas être la gauche, d’une droite sûre de ses valeurs : le travail, l’autorité, la primauté de la victime sur les délinquants, l’effort, le mérite, le rejet de l’assistanat, de l’égalitarisme et du nivellement par le bas. Cela fait-il de moi un homme de la droite dure ?
Je me suis employé dans mes responsabilités ministérielles à combattre et à faire reculer une insécurité qui avait littéralement explosé sous le gouvernement de gauche de Lionel Jospin.
J’ai obtenu des résultats significatifs et j’estime qu’ils devront être confortés demain par une amélioration de l’ensemble du fonctionnement de la chaîne pénale, en particulier pour mieux lutter contre la récidive et le sentiment d’impunité des mineurs multi-réitérants. Cela fait-il de moi un homme aux positions sécuritaires ?
En matière économique, je suis avant tout un adepte du pragmatisme. Je crois aux libertés économiques. Je crois à l’économie de marché. Mais je sais aussi que le marché ne dit pas tout et ne peut pas tout. Je crois au volontarisme politique en matière industrielle et technologique, et je ne regrette pas d’avoir fait le choix d’intervenir pour sauver Alstom, une entreprise redevenue florissante. Cela fait-il de moi un libéral ?
Je suis viscéralement attaché à l’indépendance de la France et de l’Europe vis-à-vis de quelque puissance que ce soit. Et je déplore que l’Union européenne ne fasse pas preuve de davantage d’unité, de réalisme et d’autonomie dans ses relations économiques et commerciales avec les autres régions du monde, comme dans sa politique étrangère et de défense. Je ne vois pas là d’incompatibilité avec le fait de considérer les Etats-Unis comme une grande démocratie avec laquelle nous avons beaucoup de valeurs communes et des liens historiques indéfectibles. Pas plus que je ne vois d’incompatibilité entre la reconnaissance du droit des Palestiniens à disposer d’un Etat viable et le fait de considérer la sécurité d’Israël comme non négociable. Cela fait-il de moi un “atlantiste”, un “pro-israélien” et un “pro-américain” ? C’est une lecture qui à tout le moins manque de la plus élémentaire subtilité. La vérité, c’est que ceux qui disent cela sont des anti-Israéliens et des anti-Américains. Qu’ils s’assument au lieu de dénigrer les autres.

– Pouvez-vous dresser un bilan et une prospective pour le futur de l’institution du Conseil français du culte musulman et du dialogue entre le gouvernement français et le chef du conseil, Dalil Boubaker ?
– Je me suis effectivement fortement impliqué dans la création du CFCM, l’instance représentative des musulmans de France et de ses prolongements régionaux que sont les
25 CRCM. Pourquoi ? Parce que je préfère un islam de France, en phase avec les valeurs et les règles de notre République, à un islam en France qui resterait soumis à des influences étrangères.
Le CFCM rassemble les différents courants de pensées des musulmans et permet qu’un dialogue s’instaure entre eux, mais aussi, bien sûr, avec les pouvoirs publics et les autres composantes de la société française.
Concrètement, le CFCM s’occupe de la construction de mosquées, de la gestion des carrés musulmans dans les cimetières, de l’organisation des fêtes religieuses, de la nomination des aumôniers dans les hôpitaux, les lycées et les prisons, mais aussi de la formation des imams.
Le bilan du CFCM depuis sa création en 2003 est pour moi positif et encourageant. D’ailleurs, je suis persuadé qu’aucun gouvernement à l’avenir, quel qu’il soit, ne remettra en cause son existence et ses finalités.

– La sécurité et l’immigration sont les thèmes sur lesquels vous avez le plus travaillé en tant que ministre de l’Intérieur. Que pensez-vous de la directive européenne, qui porte à la fois sur l’échange des données entre les divers services d’intelligence et sur l’harmonisation des lois qui règlent l’arrivée des clandestins ?
– Vous faites sans doute allusion à la proposition de directive concernant le retour des immigrés en situation irrégulière. La Commission européenne a estimé qu’il était nécessaire de franchir un nouveau cap dans l’harmonisation des procédures d’éloignement.
C’est indéniablement une bonne chose, à condition toutefois que les Etats puissent conserver encore une certaine marge de manœuvre.
Quant à la coopération en matière d’échange d’informations entre les différents pays européens, je la crois indispensable, que ce soit pour lutter contre l’immigration clandestine, notamment au moyen du futur système d’information sur les visas, ou contre les réseaux de criminalité organisée qui prospèrent en exploitant la misère et le désespoir des hommes.
Plus largement, je souhaite que les Etats européens puissent aller plus loin demain dans l’approfondissement de la coordination de leurs politiques en matière d’immigration, d’asile et de contrôle des frontières. Dans mes responsabilités de ministre de l’intérieur, j’ai d’ailleurs eu l’occasion de soumettre à nos partenaires des propositions en ce sens.

– Vous avez souvent déclaré vouloir revoir la loi sur la laïcité de 1905. Comment pensez-vous que celle-ci puisse être modifiée et vers quelle direction ?
– Il n’a jamais été question pour moi de toucher aux principes fondamentaux de la loi de 1905. Cette loi n’est pas une loi de prohibition mais une loi de clarification des relations entre l’Etat et les religions. C’est une loi de tolérance qui assure tout à la fois la liberté de conscience et la neutralité de l’Etat, autrement dit l’égalité des cultes devant la puissance publique.
J’ai simplement souhaité qu’une réflexion s’engage sur la nécessité de procéder à un nouveau toilettage, afin de prendre en compte une réalité nouvelle : le fait que la religion musulmane, qui est aujourd’hui devenue la deuxième religion de France après la religion catholique, était quasiment inexistante sur notre territoire en 1905. Je rappelle d’ailleurs que cette loi a été amendée à treize reprises ! Un rapport d’experts, qui m’a été remis en septembre dernier me recommandait d’aménager la législation afin de donner aux communes la possibilité, dûment encadrée, d’aider si nécessaire à l’investissement cultuel.
Si cette question mérite sans doute d’être étudiée, c’est notamment parce qu’il n’est pas juste que les fidèles de certaines confessions apparues récemment sur notre territoire rencontrent des difficultés pour pratiquer leur culte. Je ne pense pas néanmoins qu’il soit opportun de légiférer sans avoir auparavant obtenu un très large consensus. Pour légiférer sur ces questions délicates, l’accord de la grande majorité des Français et des différentes communautés cultuelles me semble indispensable.

– Vous savez que la question du Liban nous préoccupe beaucoup en tant que pays voisin. Au Liban, les soldats européens se sont conformés à la résolution de l’ONU pour une force multilatérale le long de la frontière avec Israël. Certains rapports des Nations unies signalent le réarmement du Hezbollah. Pensez-vous que la mission Finul doive être repensée afin d’être efficace ?
– La mission “Finul 2”, mise en place par la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, s’était vu confier un mandat réaliste, celui d’assurer un cessez-le-feu durable entre parties libanaises et Israël. Elle y est globalement bien parvenue jusqu’à aujourd’hui, sans aucun doute d’ailleurs parce que la France, sous l’impulsion vigilante de Jacques Chirac, avait exigé dès le départ que les conditions d’efficacité de l’action de la force internationale soient réunies : un mandat clair et renforcé par rapport à la Finul, des règles d’engagement prédéfinies.
Pour autant, l’équilibre reste fragile dans la région. Le désarmement des milices en particulier, fondamental pour la stabilité, doit rester un sujet majeur de préoccupation pour le gouvernement libanais. Plus qu’à la Finul 2, c’est à ce dernier d’organiser l’abandon des armes par les milices et d’empêcher le réarmement de certaines d’entre elles en assurant un véritable contrôle de la frontière syro-libanaise.
Ce qui est souhaitable, c’est que le processus politique libanais puisse redémarrer, que les Libanais reprennent pleinement leur destin en mains et retrouvent le chemin du dialogue interne. Le dépôt des armes aux autorités légitimes du Liban serait le meilleur gage d’un retour durable à la paix.

– Que pensez-vous du plan de paix saoudien lancé au printemps 2002 remis à l’ordre du jour, et plus particulièrement du “retour des réfugiés” comme “condition obligatoire*” ?
– Comme vous le savez, la France a soutenu depuis 2002 l’initiative saoudienne en faveur de la paix, comme elle a soutenu les efforts de tous ceux qui ont cherché à régler par la voie pacifique le conflit israélo-palestinien.
Pour ma part, je considère cette initiative, récemment relancée au sommet de Riyad, comme utile pour permettre la relance du processus de paix. Si l’on veut la paix et la stabilité, il faut bien commencer par se parler, en particulier entre voisins. On ne sortira de l’impasse actuelle que par une solution négociée, dont le sort des réfugiés est un élément.
Ceci étant dit, je suis évidemment soucieux de l’équilibre entre d’une part, le droit d’Israël à la sécurité et à la reconnaissance de ses voisins, d’autre part le droit des Palestiniens à un Etat. Je suis très profondément attaché à cet équilibre.
Il n’y a de solution viable et durable que dans la garantie qu’Israël ne se verra pas menacé dans son existence, mais aussi dans la réaffirmation de la vocation des Palestiniens à s’organiser en un Etat viable.

– La barrière de sécurité érigée par Israël relève-t-elle, selon vous, de l’article 51 de la charte des Nations unies, reconnaissant le droit de légitime défense d’Israël face aux attentats terroristes ? Pensez-vous que le Hezbollah devrait être inscrit par l’UE et la France sur la liste des organisations terroristes ?
– Vous le savez, je défends le droit d’Israël à se protéger contre les agressions extérieures, en particulier lorsqu’elles prennent la forme d’actes aussi lâches et aveugles que des actes terroristes. Mais les mesures prises ne doivent pas condamner la recherche d’un règlement négocié de la paix. Elles doivent être appropriées et proportionnées.
Par ailleurs, la paix d’Israël dépend aujourd’hui largement du renforcement des capacités de police et de maintien de l’ordre dans les territoires palestiniens. Elle dépendra demain du caractère viable de l’Etat palestinien, notamment de sa continuité.
S’agissant du Hezbollah, je comprends que l’on puisse se poser la question que vous évoquez compte tenu de l’attitude de cette organisation et des moyens auxquels il lui arrive de recourir. Je ne suis pas convaincu cependant de l’utilité d’avoir un tel débat dans le contexte libanais où il faut rechercher l’apaisement. Je ne peux qu’être favorable à l’application dans toutes ses dispositions de la résolution 1559, qui prévoit notamment le désarmement du Hezbollah. Si celui-ci est le parti politique qu’il dit être, qu’il se comporte vraiment comme tel et dépose enfin les armes.

– Vous souhaitez relancer la construction de l’Europe par un traité simplifié, à soumettre au Parlement par le biais d’une convention démocratique nommée ad hoc. Quelles sont les alliances que vous allez bâtir, avec vos partenaires européens, pour y parvenir ? Contre la Turquie en tant que membre permanent de l’UE, vous avez lancé l’idée d’une Union de la Méditerranée. Avez-vous une politique méditerranéenne ?
– Cela fera bientôt deux ans que l’Europe est en panne en raison du rejet par deux pays fondateurs, dont la France, du Traité constitutionnel européen. On peut le regretter, mais on ne peut pas faire autrement que d’en prendre acte et essayer d’imaginer des alternatives pour sortir ensemble de la crise actuelle. Car il ne sera pas possible de relancer l’Europe et de bâtir de grands projets européens pour préparer l’avenir avec les institutions actuelles qui n’ont pas été conçues pour une Union européenne à 27 membres.
Mais deux ans d’immobilisme, cela suffit. Quand le projet européen n’avance pas, il recule, et il recule d’autant plus vite que le monde évolue de façon accélérée et qu’il ne nous attend pas. Alors, en attendant des refontes plus ambitieuses qui ne pourront intervenir au mieux avant les prochaines élections au Parlement européen, c’est-à-dire pas avant 2009, je propose de reprendre sans tarder les dispositions les plus consensuelles de la première partie du projet de Traité constitutionnel. C’est que j’appelle le Traité simplifié. Je suis convaincu qu’un consensus entre les différents Etats membres peut être rapidement trouvé sur cette base. J’ai confiance dans la bonne volonté, le réalisme et le désir d’avancer de l’ensemble de nos partenaires.
S’agissant de la Turquie, c’est un grand pays et un grand allié pour lequel j’ai beaucoup de respect. Si je suis opposé à son adhésion, ce n’est pas parce que je suis contre la Turquie mais parce que je suis pour l’Europe politique. Il me semble en effet qu’il y aurait une contradiction fondamentale entre l’adhésion de la Turquie et le projet d’une Europe plus intégrée sur le plan politique.
L’Union européenne ne peut s’étendre indéfiniment et doit avoir des frontières. Et il me semble que pour des raisons historiques, géographiques et culturelles, la Turquie n’a pas vocation à se situer à l’intérieur de ces frontières. Sauf à ce que ces frontières soient communes demain avec la Syrie ou l’Irak, ce qui me semble difficilement acceptable. Je vous rappelle par ailleurs que lorsque la perspective d’une adhésion de la Turquie a été envisagée, c’était il y après de 45 ans et qu’à l’époque, il s’agissait d’adhérer à un marché commun, à une union douanière, pas à une union politique.
Je plaide donc pour l’établissement d’un partenariat stratégique, économique et aussi culturel privilégié avec la Turquie comme avec d’autres Etats du pourtour méditerranéen. L’union euro-méditerranéenne que j’ai proposée s’inscrit dans ce cadre. L’Europe à l’évidence, à commencer par la France et l’Italie, ne peut tourner le dos à la méditerranée qui est une donnée structurante de son identité comme de sa stabilité.

– L’Iran est une menace toujours plus imminente. Certains pays comme la France, l’Espagne ou l’Italie sont pour une ligne de dialogue plus accentuée par rapport à d’autres membres de la communauté internationale. Quelle est votre position par rapport au régime de Mahmoud Ahmadinejad ?
– Sur l’Iran, je veux être une nouvelle fois très clair. Il est inacceptable et dangereux que l’Iran se dote d’une capacité nucléaire militaire. Il appartient à l’Iran de rétablir la confiance sur la nature de ses activités nucléaires. C’est ce que le Conseil de sécurité des Nations unies a signifié à Téhéran en votant à l’unanimité la résolution 1737.
L’important dans cette crise est de maintenir la fermeté et l’unité de la communauté internationale face à cette épreuve de vérité pour sa détermination à contenir les risques de prolifération. C’est bien le sens de l’action des Européens depuis 2003. Cette politique de fermeté et de dialogue est aujourd’hui partagée par l’ensemble des membres permanents du Conseil de sécurité. C’est dans cette continuité que s’inscrira mon action si je suis élu.
S’agissant de M. Ahmadinejad, je vous rappelle les propos que j’ai déjà tenus sur son attitude et ses positions. Ses interventions appelant à la destruction d’Israël ou niant la réalité de la Shoah sont totalement inadmissibles et irresponsables. Je ne suis d’ailleurs pas sûr qu’elles aient été partagées par une majorité d’Iraniens, loin de la même.

Citation du prince héritier Abdallah, Ashark al Awsat, 11 mai 2002.

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Interview exclusive de Nicolas Sarkozy accordée à l'hebdomadaire israélien Jérusalem Post édition française
Edition du mardi 1er mai n°839

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Posté par ventdauvergne à 15:17 - Elections - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les premières mesures concrètes voulues par Nicolas Sarkozy

Vous trouverez ci-dessous les propositions concrètes que Nicolas Sarkozy  mettra en oeuvre s'il est élu Président de la République et avec une large majorité à l’Assemblée Nationale.

Nous sommes en décembre 2007...

-           vous gagnez 165 euros de plus par mois si vous êtes rémunéré au SMIC et que vous acceptez de travailler 50 mn de plus par jour ;

-           vous pouvez donner de l’argent sans contrainte et en franchise d’impôts à vos enfants, vos petits-enfants, vos neveux et nièces ;

-           vous déduisez de vos impôts les intérêts de vos emprunts immobiliers ;

-           vous ne payez pas plus de 50% de vos revenus en impôts directs ;

-           vous pouvez investir dans des PME au titre de votre contribution à l’ISF ;

-           vous pouvez cumuler un emploi et votre retraite ;

-           vos enfants ne paient plus d’impôt sur leur travail étudiant, les stages d’été etc. ;

-           vous pouvez débloquer une partie de vos réserves de participation ;

-           vous ne subissez plus les grèves dans les services publics ;

-           vous pouvez participer au jugement des délits les plus graves ;

-           vous pouvez choisir l’école de vos enfants (à raison de 20% des effectifs pour la rentrée 2007) ;

-           vos enfants fréquentent une école plus autonome, sans portable, sans casquette, sans cigarettes, sans violence, où l’on se lève quand le professeur entre dans la classe ;

-           si vous le souhaitez, vos enfants ont droit à des études dirigées tous les soirs ;

-           vous êtes reçu quand vous le demandez par les enseignants et le directeur de l’établissement scolaire de votre enfant. Vous recevez une information régulière sur les performances de votre enfant et celles de son école ;

-           un service public de l’orientation aide vos enfants à choisir leur voie. Ils ne s’engouffrent plus dans des filières sans débouchés ;

-           vous pouvez saisir le Conseil supérieur de la magistrature si vous avez été victime de la négligence d’un magistrat ;

-           vous n’êtes plus placé en prison sans défense comme dans la terrible affaire d’Outreau ;

-           si vous cherchez un emploi, vous bénéficiez de l’aide efficace d’un service public de l’emploi unifié, qui intervient tout de suite et vous suit régulièrement jusqu’à ce que vous ayez trouvé un emploi ;

-           en cas de licenciement économique, vous gardez votre contrat de travail, qui est transféré au service public de l’emploi, et 90% de votre salaire. Vous avez la possibilité de suivre une formation ou d’essayer un nouvel emploi ;

-           vos enfants ne subissent plus la précarité du marché du travail, car ils bénéficient dès le départ d’un contrat unique à durée indéterminée ;

-           si vous êtes étudiant, enseignant ou chercheur, vous pouvez créer votre entreprise à partir de votre université et vous bénéficiez d’une franchise d’impôts ;

-           si vous habitez dans un quartier difficile, vos enfants sans qualification suivent une formation qualifiante depuis la rentrée ;

-           si vous êtes entrepreneur ou profession libérale, vous pouvez donner à vos salariés des heures supplémentaires sans charge, recruter sans effet de seuil et vous ne craignez plus de ne plus pouvoir licencier en cas d’embauche.

Le Responsable des relations publiques
UMP, Siège national.

U.M.P. - Siège national
55, rue la Boëtie
75008 Paris
01.40.76.60.00


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